1:50 du matin. On arrive finalement à Marrakesh. Une heure de décallage horaire avec la Suisse, mais tout de même, ça fait tard. Le temps de retrouver mon bonhomme à pencarte à l'aéroport, et après un court trajet dans la ville, très animée encore à cette heure, j'arrive à l'hotel à 2:30. A la reception, on me tend un message qui m'apprend que nous quittons l'hôtel à 7 heures le matin. Ça va faire court la nuit.
6:50 du matin. Je descends à la reception avec mes bagages et rejoins le reste du groupe dans la salle à manger. Comme toutes les tables sont vides sauf une, je suis vite repérée. "Cheval d'Aventures?". Eh oui. Ça va être une ambiance très british. Quatre filles sympas, toutes anglaises, et toutes avec une bonne dose d'humour et de dérision. Dont une qui teste la rando pour son agence, mais n'a pas l'air au courant du programme plus que nous. Ça fait partie de l'aventure, de toutes façons.
4 heures, non, 5, enfin disons 6 heures de route pour arriver au départ de la rando. On s'apercevra vite que la notion des heures inclue quelques souplesses dans le coin. Nous faisons connaissance pendant le trajet, et on plaisante sur l'éventuelle surprise de l'expédition (il y en a toujours quelques-unes): à quoi vont ressembler nos montures? Vont-ils nous faire le coup des étalons?
Les chevaux nous attendent dans un camping à Imsouane, petite localité au bord de l'Atlantique entre Agadir et Essaouira. Eh oui, ce sont bien de superbes étalons qui nous attendent, étalons arabes mêlés de berbères. On s'inquiète toutes un peu, connaissant la réputation des montures, mais comme les juments sont bien trop précieuses pour être montées ici, on va devoir s'y faire. En fait, on nous explique qu'il faut être aux aguets le premier jour, histoire d'établir une hiérarchie claire dans le groupe, et après, ça devrait bien se passer.
Pour une fois, on va etre des cavaliers serieux. Tout le monde porte une bombe, et nous sommes chacune responsable d'etriller, brosser et seller notre cheval. Avant le depart, on fait un petit tour dans une arene improvisee sur les falaises, une facon de tester non seulement l'ordre de nos chevaux et leurs compatibilite, mais aussi nos competences en selle. Petit pas, petit trop, et nous nous mettons en route pour trois heures dans les collines qui descendent vers la mer, parfois sur des sentiers, parfois des presque pierriers ou des lits de rivieres qui n'ont pas du voir d'eau depuis un moment. Tres forte brise marine, on se protege avec des foulards, mais il est vite difficile de communiquer. On a parfois l'impression de verser sous la pression du vent. Les chevaux n'ont pas l'air trop concernes et avancent d'un pied sur et tranquille. Nous traversions un ou deux bleds sur les hauteurs, mais ne rencontrons pas grand-monde.
Apres 2 heures de route, mes genoux commencent à faire tres mal. On s'inquiete souvent pour les fesses, surtout apres 2 ans sans monter, mais je sais par experience que ce sont les genoux qui souffrent en premier chez moi. Mes pieds sont quelques part plus bas, mais je ne les sens plus vraiment. Je demande finalement qu'on descende les etriers de quelques crans. Oh bonheur, ca va tout de suite mieux.
Arrivee au camp, sous les arganier. Excellente petite collation d'abricots et de dattes seches et de delicatesses marocaines, avec le toujours excellent the à la menthe. Le repas arrive bien plus tard, vers les 10-11 heures du soir. On prend note. Pas mal de vent, toujours.
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