Nuit tranquille a part quelques camions tot le matin. On regarde ce retour a la civilisation d'un oeil suspect. Pas vraiment prets a y replonger.
Depart pour 3,5 heures de selle. Sur la plage d'abord, derniere ballade sur le sable, au bord des vagues. Dernier galop. Petit accrochage en fin de course avec le cheval d'Andrea qui ne s'arrete pas aussi vite que prevu et vient mordre la croupe de Driwich, mon cheval. Je n'ai pas vraiment conscience de ce qui se passe comme Driwich cherche a tout prix a eviter les problemes, et au lieu d'envoyer un bon coup de pied, se met a danser nerveusement. Tout est rapidement maitrise.
On repart vers les collines. Les proprietes, souvent vides, se font plus nombreuses, les villages plus denses. Plus on avance vers Essaouira, plus la vegetation se recouvre de thuyas. Les arbres sont plus hauts, plus serres, plus epineux aussi. Je me fais griffer bien quelques fois au visage et aux jambes. En cours de ballade, nous croisons, entre autres, une tortue et un superbe lezard bleu. On a moins de peine a partager la decouverte avec la queue du groupe, c'est nettement moins rapide que les ecureuils.
Arrivee au dernier camp de midi, quelque part le long de la route qui mene a Essouira, en bordure de foret, a cote d'une pompe eolienne. Pratique pour nos chevaux assoiffes, mais aussi pour tous les troupeaux du coin qui passent continuellement, sans toutefois se melanger.
Apres un dernier repas sous les arbres, un camion vient recuperer le materiel et les chevaux. Nous suivons de pres les operations, un peu perplexes quant a la technique pour installer les chevaux a l'arriere du camion, sans rampe ni moyen evident de les faire monter. En fait, une fois tout le bazar installe, une epaisse couche de paille etallee dans le fond, le camion va se caller dos a un escarpement le long de la route (ca bloque un peu le traffic, mais rien de tres inhabituel). Un petit tremplin est improvise avec des pierres entre le talus et le camion, et les chevaux entre au plat a l'arriere. Et bien serres les uns contre les autres, ca evite les coups de sabot.
Depart en bus pour Essaouira. Abdel reste avec nous. Nous arrivons juste quelques heures avant le debut du Gnaoua, grand festival de musique du monde qui debute par une parade bien bruyante et coloree depuis la rue principale de la Mogador. Tout a fait ce qui me plait.
L'hotel, au coeur de la Medina, n'est pas atteignable en voiture. C'est peut-etre ce qui fait le charme de la vieille ville, l'absence de gros vehicules. Nos bagages sont installes sur une charette a bras, que nous suivons jusqu'a l'hotel. Apres avoir pris possession de nos chambres, je depose mes bagages et ressort dans la rue m'acheter de nouvelles chaussures. Mes chaussures de marches sont finalement completement hors d'usage. Je vais d'ailleurs les laisser la, dans la Maison du Sud, un bon endroit pour une retraite apres de si bons services. Mes chaussures de sport sont toujours un peu humide du dernier bain maritime, et franchement, fait trop chaud pour les mettre.
Ballades dans la Medina avec les filles, shopping et marchandage. Eh oui, faut s'y mettre, meme si je n'aime pas trop. On prend vite un peu d'assurance, enfin, on a l'impression de se debrouilller, mais je ne sais pas jusqu'a quel degre.
Alors que j'accompagne Jayne et Andrea dans une gallerie de peintures, j'entends beaucoup d'animation dans la rue principale, juste apres la porte de la Medina: toutes les troupes presentes au Gnaoua defilent en faisant des demonstrations. Beaucoup de percussions en tout genre, des chants, des danses, et des costumes tres colores. J'en profite pour faire quelques portraits photo.
Apres le repas, nous retournons nous promener dans les ruelles. C'est a la tombee de la nuit que la ville s'anime. Beaucoup de monde, mais on s'y sent tres a l'aise. Arrivees sur la place principale, nous nous joignons a la foule massee devant la scene. Aucune idee qui joue, ca change sans arret, mais Andrea et moi y restons jusque tard dans la nuit.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire