2.7.10

Mercredi 23 juin:

Nuit tranquille, ni grand vent, ni anes bruyants, juste un precipice a cote de la tente mais qui n'a empeche personne de dormir.

On repart dans les forets d'arganiers, on traverse quelques villages qui semblent toujours aussi deserts. Moutons, chevres, anes, dromadaires... J'apprends que les dromadaires (une bosse) du Maroc, tres robustes, sont un poil agressifs et plutot difficile a domestiquer, alors que le dromadaire du Mali, plus clair, tout en etant un peu moins forts, sont beaucoup plus facile a dresser. On essaie d'en faire des croisements pour avec le meilleur des deux.

Un de nos chevaux, Anaka (le rapide au galop) a le sang un peu chaud et s'excite facilement a la vue d'une mule, d'un ane ou tout espece qui y ressemble vaguement. Il se met a hennir et piaffer, et meme si la cavaliere qui le monte sait tres bien le tenir, ca peut etre impressionnant. Ce matin, les deux sont en tete, et alors que nous avancons sur un chemin etroit, nous devons croiser deux femmes et leur ane charge. Essayant de les faire s'ecarter un tout petit peu, la cavaliere fait alors un signe qui, dans la plupart des langues, pourrait s'apparenter a "Ouste, degagez". Une des femmes repond alors avec un grand sourire, et en berbere: "Mais, j'habite ici, moi!!!".

Peu avant la pause de midi, nous traversons un petit oasis. On laisse les chevaux boire et brouter un peu d'herbe avant d'aller s'installer sur la hauteur pour quelques heures. Pas de tente pour le repas, mais un tres bel arbre sous lequel on a installe les faux tapis tresses et nos matelas.

L'apres-midi, les arganiers se font plus rares a l'approche d'Essaouira. On comment a voir un peu plus de constructions, constructions qui ont toujours l'air soit abandonnees, soit en chantier permanent mais avec l'air tout aussi abandonnees. Nous descendons bientot vers une premiere plage, puis une seconde et une troisieme, toutes tres longues et desertes. Petits bains, marche, trot, galops, puis grands galops ou j'ai encore de la peine a avoir toute confiance en mon cheval et mes capacites equestres. Mais les galops sont deja tres rapides, et c'est amplement suffisant pour moi.

Au retour de la plage, nous devons passer a cote de trois dromadaires. Les chevaux ne sont pas tres chauds, c'est vrai qu'ils nous regardent de haut, ces betes, et on les sent un peu sournoises. Je me rends compte que Driwich en a une sainte frousse et je dois trouver un autre chemin.

Dernier camp dans un camping au bord de l'abandon, balaye par le vent. Spot parfait pour les planches a voile qu'on apercoit un peu plus loin. Seul changement par rapport au camp habituel: nous avons acces a la salle de bain du camping. Franchement, on regrette toutes rapidement notre tente douche portable. Eh oui, nous avons meme une "salle de bain": tente bedouine blanche avec toujours ces memes tapis style raffia a motifs marocains, mais bonne imitation en plastic, petite palette de bois posee sur le sol avec un seau et un fond de bouteille d'Evian pour la douche, toilettes de camping, et meme deux cordes qui partent du mat central pour y poser notre linge. Et n'oublions pas la lanterne une fois la nuit tombee. Tout de meme bien plus romantique que ces toilettes de camping ou on n'ouvre la porte qu'a grand peine.

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